Actualités Analyse des marchés financiers


Le temps du déconfinement total est arrivé !

 

Le mois de juin a été placé sous le symbole de la réouverture totale des économies, alors même que subsistent dans le monde des foyers de contamination inquiétants. En effet, alors que l’épicentre de l’épidémie s’est déplacé sur le continent américain où elle continue de faire des ravages aux Etats-Unis et au Brésil notamment, et que le nombre total de morts atteint un chiffre supérieur à 500 000, les marchés financiers semblent se focaliser sur la force de la reprise future à partir de 2021.
Pourtant, de nombreux plans sociaux ont été annoncés : 15 000 suppressions de postes, dont 5 000 en France chez Renault et chez Airbus, et plus de 7 500 chez Air France… Pour autant, le secteur aéronautique, cloué au sol depuis plus de trois mois, est sauvé de la faillite par les Etats en Europe, avec de gigantesques plans d’aide pour Alitalia, Lufthansa et Air France.


Ainsi, pour le troisième mois consécutif, tous les marchés actions sont en hausse, avec néanmoins des différences selon les zones géographiques. Une fois n’est pas coutume, les marchés émergents et européens sont ceux qui profitent le plus du déconfinement, les opérateurs considérant que le plus dur était probablement derrière nous. A contrario, l’indice de la bourse de Londres pâtit de la gestion hasardeuse de l’épidémie au Royaume Uni, ainsi que des négociations sur le Brexit avec l’Union Européenne qui ont, quant à elles l’air d’être très en retard sur le planning prévisionnel. L’indice boursier outre-manche ne parvient donc pas à se redresser et s’affiche loin derrière ceux du vieux continent. 


Ce rebond des actifs risqués est toujours à mettre au crédit des banquiers centraux et des gouvernements, qui agissent de concert. L’océan de liquidité, déversé sur les marchés financiers, constitue une assurance puissante contre un nouveau krach boursier. Les prévisions économiques pour 2020 s’annoncent toujours aussi sombres, mais cette crise est imprévisible dans toutes ses dimensions. Aussi, il est possible que le bilan économique soit, en réalité, plus mitigé que ne le laissent croire les instituts de prévisions, d’autant que l’économie semble de nouveau passer au premier plan des préoccupations des gouvernements.


De surcroît, d’autres risques subsistent et sont toujours prégnants. Ainsi, sur un plan microéconomique, nous avons pu assister à l’effondrement de la « success story » allemande, Wirecard, courant juin. Fintech spécialisée dans la technologie des paiements dématérialisés, elle avait intégré le graal des actions allemandes, l’indice DAX et a été victime d’une fraude de grande ampleur, puisque 2 Md€ de cash au bilan n’existaient tout simplement pas ! 


Sur un plan géopolitique, de nombreux risques sont toujours présents même s’ils sont éclipsés par le Covid-19. Les relations sino-américaines restent exécrables, tant sur le plan commercial que sur la crise de Hong-Kong. Plus près de nous en Europe, les négociations sur les futures relations entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne font du surplace, avec une possibilité qu’elles se concluent par des divergences irréconciliables, qui déboucheraient sur un « No deal » préjudiciable économiquement. Enfin, l’entrée de Donald Trump et de Joe Biden dans la dernière ligne droite des élections américaines devraient engendrer une plus ou moins grande instabilité boursière, jusqu’au résultat de l’élection le premier mardi de novembre, en fonction des sondages d’opinion.


Dans ce contexte, nous recommandons plus que jamais de :

 

  • maintenir une vision de long-terme,
  • veiller à toujours réaliser des investissements progressifs afin de lisser les points d’entrée. Cela est d’autant plus important lorsque les marchés sont volatils,
  • privilégier la diversification afin de bénéficier d’allocations plus résistantes,
  • et faire un point régulier avec son conseiller pour écrêter les éventuelles plus-values.

 

Nos conseillers UFF se tiennent à votre disposition pour répondre à vos questions et vous accompagnent dans une stratégie de long terme en adéquation avec vos besoins.


Nous continuerons de vous tenir informés des prochaines évolutions sur les marchés financiers. 

Rédaction : le 8 juillet 2020.


Stéphanie Allory
Directrice de l'Offre Financière et des Etudes Patrimoniales

Directrice de l’Offre Financière depuis 2018 et du département des études patrimoniales depuis 2020.
Stéphanie Allory débute sa carrière chez OK Assurances (AGF Assurances) en 2001. Elle intègre Oradea Vie en 2002 où elle est successivement Chargée de développement CGPI et Responsable du développement grands comptes. En 2012, elle intègre SOGECAP en tant que Responsable des relations avec SG Private Banking au sein de l’Ingénierie Patrimoniale, avant de revenir Responsable du marketing épargne.


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