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Actualités Analyse des marchés financiers - Mai 2022


Au cours du mois de mai, les marchés financiers ont une nouvelle fois été victimes d’une grande volatilité, ployant sous l’effet de l’actualité macroéconomique, géopolitique et micro-économique.


Sur le front macro-économique, on retiendra surtout les nombreuses interventions des banquiers centraux qui vont toutes dans le même sens. En Europe, un certain nombre de gouverneurs de la BCE ont pris la parole pour préparer les marchés à une amorce de normalisation des taux d’intérêt beaucoup plus rapide que prévu. En effet, la vigueur de l’inflation pourrait conduire l’institution de Francfort à sortir de la politique de taux négatifs dès juillet prochain. Au Royaume-Uni, la Bank of England, qui a remonté son taux directeur d’un quart de point, a douché les ardeurs des marchés financiers en prévoyant une récession économique en 2023. Enfin, aux Etats-Unis, la Réserve fédérale américaine a accéléré le resserrement des conditions monétaires en remontant son taux directeur d’un demi-point, pour la première fois depuis le début du 21ème siècle. Néanmoins, les turbulences causées par ces actions concertées contre l’inflation ont été soudainement calmées par la publication des minutes de la réunion de la FED, le 25 mai, à la veille du week-end de l’Ascension, des futures hausses de taux de l’ordre de plus d’un demi-point semblant pour le moment écartées malgré les déclarations de certains membres du FOMC (Comité en charge de la définition de la politique monétaire).


Sur le front géopolitique, plus personne ne croit à une résolution rapide du conflit russo-ukrainien. Ainsi, les Européens ont voté à la quasi-unanimité de nouveaux trains de sanctions contre la Russie, tandis que les Etats-Unis ont voté un nouvel envoi d’armes en Ukraine pour un montant de 40 milliards de dollars. Mais c’est également la gestion de la crise sanitaire en Chine, avec une politique Zéro-COVID, qui a amplifié les mouvements de marché. Néanmoins, le déconfinement de Shanghai prévu pour le 1er juin a insufflé un certain soulagement, ce qui a permis aux actions chinoises de se reprendre, lors de la dernière semaine du mois de mai.


Sur le front micro-économique, les révisions des prévisions des entreprises ont souvent entraîné des conséquences dramatiques notamment sur les valeurs technologiques américaines. Ainsi, le 23 mai après la clôture, l’annonce par Snapchat d’un léger ralentissement de la publicité au cours du deuxième trimestre, a eu pour conséquence un dévissage de la société de plus de 43% entraînant dans son sillage tout le secteur des réseaux sociaux. Par ailleurs, Twitter et Tesla ont respectivement chuté de 19% et 16% du fait des atermoiements d’Elon Musk quant à son rachat de la messagerie instantanée planétaire.


Ainsi, sur le mois, les marchés affichent des performances disparates, selon les zones géographiques et les secteurs. En Europe, l’Eurostoxx 50 et le CAC 40 mettent fin à une série de 4 mois consécutifs en baisse pour afficher des performances positives, tirées par les secteurs bancaire (+8.4%) et pétrolier (+11.9%). A contrario, outre-Atlantique, le Nasdaq perd à nouveau plus 2%.


Enfin, du côté obligataire, les taux des emprunts d’états continuent leur remontée, l’Obligation assimilable du Trésor français s’affichant à 1.64% (elle rapportait 0% voilà de cela 6 mois) tandis que le 10 ans américain s’établit désormais à 2.84%.


Rédigé le 01/06/2022 par Pierre Bismuth, Directeur Général et Responsable des Gestions chez Myria Asset Management.