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Actualités La transition écologique dans l’immobilier : il est temps d’accélérer !


L’immobilier en France représente le deuxième poste d’émissions de gaz à effet de serre avec 45% pour le logement et le tertiaire, c’est pourquoi il est urgent d’accélérer sa transition si l’on souhaite atteindre les objectifs fixés par l’accord de Paris. 
 

Le constat est sans appel : le parc immobilier français accuse un vieillissement de plus en plus marqué et est composé, en grande partie, de passoires thermiques. 50% des logements hexagonaux ont été construits avant 1975 et seulement 30% du parc a moins de 20 ans ! Les habitations neuves et performantes sur le plan énergétique représentent, quant à elles, moins de 1% du parc, d’où la priorité de s’inscrire rapidement dans une dynamique de rénovation et de renouvellement. 
 

Une transition fondée sur un double enjeu 
 

Pour faire de l’immobilier un levier de décarbonation de l’économie, les promoteurs doivent combler leur retard quant à la production de logements neufs. L’enjeu est à la fois d’équilibrer l’offre par rapport à la pression démographique (avec 500 000 nouvelles habitations produites tous les ans), mais également d’assurer l’édification de bâtiments en phase avec les nouvelles normes de neutralité énergétique (RE 2020…), de construction (ossature en bois, matériaux bonifiés…) et d’étalement écologique (limitation de l’artificialisation des sols…). Le défi est donc de taille, car il nécessite non seulement de poursuivre et d’accélérer la transformation des pratiques de l’ensemble des opérateurs, mais il doit aussi et surtout être complété par un autre processus de grande envergure, celui de la rénovation du parc immobilier ancien.  

Car, la lutte contre les passoires thermiques représente un travail tout aussi colossal qu’essentiel pour contrer la hausse des émissions de gaz à effet de serre. La loi climat résilience d’août 2021 fixe, dans ce cadre, un objectif de réduction de 38 % des consommations d’énergie des bâtiments existants d’ici 2030. Pour ce faire, il prévoit la mise en place de diagnostics énergétiques, afin de mesurer la performance des bâtiments et de définir les éventuels travaux devant être réalisés. Tous les appartements en qualité E, F et G ne pourront plus, à partir de 2025, être loués en l’état ce qui nécessite, pour toutes les personnes concernées, d’engager à court terme des dépenses importantes avec le soutien financier et fiscal de l’État. Cette problématique concerne aujourd’hui près de 80% des bâtiments existants et illustre l’urgence à engager des actions incitatives pour accélérer le processus collectif de remise aux normes. Et ce, malgré le scepticisme qui persiste et continue de faire obstacle à la transition. 
 

Des résistances politiques et individuelles au changement 
 

Malgré l’évidence de transformer le parc immobilier français, les exigences sont aujourd’hui inégalement perçues par les particuliers et les pouvoirs publics qui opposent, parfois, de vives  réticences au changement, même si celles-ci restent compréhensibles !

Ainsi, du fait des coûts très importants à engager, les propriétaires sont souvent contraints de vendre leur bien plutôt que d’entreprendre les travaux demandés, ce qui a bien évidemment une incidence sur la rapidité du processus. 
Par ailleurs, le renouvellement du parc immobilier pâtit des arrêtés municipaux interdisant, dans un nombre croissant de métropoles, la verticalisation du bâti, qui reste pourtant l’une des solutions privilégiées pour éviter l’artificialisation des sols et qui répond aux enjeux d’offre dans les grandes villes. 
 

Si les nouveaux leviers de soutien, prévus dans le plan de relance, seront un vecteur d’accélération, il n’en demeure pas moins que l’effort de communication et de pédagogie de la part des promoteurs, conseillers financiers et pouvoirs publics doit être poursuivi afin de faire connaître l’importance des enjeux au plus grand nombre. Cela passe notamment par la promotion des différents dispositifs offrant la possibilité de contribuer positivement à cette transformation.
 


Tribune de Nicolas Billet, Directeur Immobilier à l'UFF, publiée sur les Echos le 7 janvier 2022.

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Nicolas Billet
Directeur Immobilier

Entré en 1996 à l’UFF, en tant que Conseiller en gestion de patrimoine, il est successivement nommé Responsable commercial, Ingénieur patrimonial, puis en 2009, Directeur d’agence.
En 2014, il devient Responsable du département Marketing opérationnel et du Pôle client, avant de rejoindre en 2016, le département immobilier en tant que Responsable partenariat. Depuis 2018, Nicolas Billet est Directeur immobilier.


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